Il y a un temps pour jeûner

By | 7 mars 2014

Mt 9,14-15Le jeûne est un acte d’amour, semblable à la détresse d’une fiancée qui a perdu son bien aimé et le cherche partout. Elle laisse tout pour le chercher, car il n’y a plus en elle que le désir de le retrouver, et la douleur d’en être séparée.

Comment les disciples auraient-ils pu jeûner à la noce du Seigneur, quand Il leur sert en abondance le vin de sa parole vivante ? Les fils d’Israël sont entrés dans l’alliance avec Dieu, comme il est dit : « Je conclurai pour eux une alliance, en ce jour-là […] Je te fiancerai à moi pour toujours ; je te fiancerai dans la justice et dans le droit, dans la tendresse et la miséricorde ; je te fiancerai à moi dans la fidélité, et tu connaîtras le Seigneur » (Os 2,20-22). Or lorsqu’ils reçurent la Torah et que le Seigneur se manifesta sur la montagne sainte, ils ne jeunèrent pas, comme il est écrit : « Ils contemplèrent Dieu, puis ils mangèrent et burent » (Ex 24,11).

Depuis que l’époux nous est enlevé aux cieux, nous faisons pénitence, comme Judith aux jours de son veuvage (Jdt 8,6). Jeûnons, cherchons-le, et l’on nous dira : « Où s’en est allé ton bien-aimé que nous le cherchions avec toi ? » (Ct 6,1) Pratiquons la justice, faisons-nous faible avec le faible – tel est le jeûne qui plait à Dieu (Is 58,6-7) – alors la lumière éclatera comme l’aurore (Is 58,8) et le ressuscité reconnaitra sa belle, parée de lumière. Il dira : «Qui donc est celle qui surgit, semblable à l’aurore, belle autant que la lune, brillante comme le soleil ? » (Ct 6,10).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.