La nouvelle justice proposée par le Christ

By | 14 mars 2014

Mt 5,20-26Lorsque tu viens présenter ton offrande (Mt 5,23), de quelle offrande s’agit-il ?

Apporte-t-on un sacrifice de communion ? Mais les sages enseignent que pour le Seigneur l’étude de la Torah est un fumet préférable à l’odeur agréable des sacrifices passés par le feu (Lv 3,5) 1. Pour que notre justice soit supérieure à celle des scribes et des pharisiens, étudions plus encore, et comprenons plus profondément le sens de la Révélation. Car le Seigneur n’est pas venu abolir, mais accomplir, et le moindre de ses préceptes nous juge (Mt 5,18-19). Mais en définitif, y a-t-il plus grande communion, lorsque c’est la parole de Dieu elle-même qui se donne ?

Apporte-t-on un sacrifice d’expiation ? Les sages enseignent qu’il existe une expiation aussi efficace que le Lieu que fut le Temple : ce sont les œuvres de bonté, comme il est dit : « c’est la miséricorde que je désire et non les sacrifices » (Os 6,6). Prions et donnons, accueillons l’autre toujours avec bonté et humilité. Mais en réalité, y a-t-il plus grande bonté que la grâce du Seigneur ?

Aucun mérite n’effacera jamais la dette que nous avons envers Dieu. Comme disait sainte Thérèse, je veux me présenter devant le Seigneur les mains vides. Alors laissons là l’offrande de notre sagesse et de nos bonnes œuvres, et allons faire face à l’accusateur, revêtus uniquement de la parole de Dieu et de sa grâce. Qu’on nous accuse de n’avoir aucun mérite ! L’offrande n’est pas dans les mérites, car l’offrande c’est nous, rien que nous.

Notes:

  1. Cf. Avot de Rabbi Nathan, chapitre 5.

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