Lazare et le riche : la justice de Dieu

By | 20 mars 2014

Lc 16,19-31Il est dit « le jeûne du quatrième mois, le jeûne du cinquième, du septième et du dixième mois deviendront réjouissance et belles fêtes » (Za 8,19). Mais ces réjouissances sont promises à tous, comme il est écrit : « Tu fêteras dans la joie… » (Dt 16,14). Aussi on ne peut fermer l’oreille au commandement donné par Moïse : tu ouvriras tout grand ta main pour ton frère quand il est, dans ton pays, pauvre et malheureux (Dt 15,11) ; ni à la voix des prophètes qui dit : La veuve et l’orphelin, l’étranger et le pauvre, ne les opprimez pas (Za 7,10). Or ce qui tombe de la table est semblable à la gerbe oubliée dans les champs, de laquelle il est écrit : tu ne retourneras pas la chercher. Laisse-la pour l’immigré, l’orphelin et la veuve (Dt 24,19).

Riche il se couche, mais c’est la fin (Jb 27,19s). L’opulent deviendra semblable à ceux desquels il est dit : Les pauvres et les malheureux cherchent de l’eau, et il n’y en a pas ; leur langue est desséchée par la soif (Is 41,17), car il n’a pas cru les paroles.

En effet, qui a reçu la Révélation mais n’accomplit pas la justice peut-il avoir la foi ? Car la finalité de la Loi c’est le Christ, pour la justice, pour quiconque croit (Rm 10,4). Et croire dans son cœur conduit à la justice (Rm 10,10). Ainsi il ne suffit pas d’être descendant du père des croyants : des pierres, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham (Mt 3,9). La pierre d’achoppement c’est le Christ, un roc qui fait tomber. Qui croit en lui ne sera pas confondu (Rm 9,33).

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